Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) appelle les autorités congolaises à repenser leur stratégie de lutte contre la pauvreté en privilégiant une approche davantage axée sur les réalités géographiques du pays.
Dans une note d’analyse intitulée « Géographie de la pauvreté en RDC : une piste pour une meilleure politique publique », l’agence onusienne met en lumière les profondes disparités socio-économiques qui existent entre les provinces et recommande d’orienter prioritairement les investissements publics vers les zones les plus vulnérables.
Selon les données issues de l’Enquête sur les conditions de vie des ménages réalisée en 2024, près de 68 % de la population congolaise vit sous le seuil national de pauvreté.
Malgré un produit intérieur brut (PIB) par habitant estimé à 1 602 dollars américains en parité de pouvoir d’achat, la pauvreté demeure l’un des défis majeurs du développement du pays.Le rapport identifie quatre provinces où les besoins sont particulièrement pressants : le Kwilu, le Haut-Uele, le Tanganyika et le Kasaï-Central.
Ces provinces cumulent à la fois une forte incidence de la pauvreté et un nombre élevé de personnes vivant dans des conditions précaires, ce qui justifie, selon le PNUD, une intervention publique renforcée. L’organisation souligne également le rôle stratégique de certaines provinces à forte densité démographique et à fort potentiel économique. Il s’agit notamment de Kinshasa, du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Haut-Katanga.
En raison de leur poids dans l’économie nationale et de leur influence sur les indicateurs sociaux du pays, ces entités devraient occuper une place centrale dans les arbitrages budgétaires de l’État.
Pour le PNUD, une meilleure répartition géographique des ressources permettrait d’améliorer l’efficacité des politiques publiques et d’accélérer les progrès vers l’atteinte des Objectifs de développement durable, notamment celui visant l’éradication de la pauvreté à l’horizon 2030.
L’agence invite ainsi le gouvernement congolais ainsi que ses partenaires techniques et financiers à adopter une approche territoriale plus ciblée afin de maximiser l’impact des investissements destinés aux populations les plus vulnérables.
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