
Face aux appels de plus en plus pressants en faveur d’un dialogue national, le président de la République, Félix Tshisekedi, se dit ouvert à des échanges entre Congolais, tout en rappelant des conditions qu’il juge non négociables. Pour le chef de l’État, le dialogue ne saurait en aucun cas servir à banaliser l’agression dont le pays est victime ni à occulter des responsabilités déjà établies.
Selon la position exprimée par la présidence, toute initiative de dialogue devra impérativement se tenir sur le sol congolais, sous la conduite des institutions légalement établies, et sans remise en cause des institutions issues des élections.
Félix Tshisekedi insiste sur le respect strict de l’ordre constitutionnel comme fondement de toute démarche visant au retour de la paix.
Le président de la République met également l’accent sur la nécessité de dépasser les discours pour privilégier des actes concrets et vérifiables. Parmi les exigences évoquées figurent notamment la cessation de tout soutien aux groupes armés, le retrait des forces étrangères présentes sur le territoire national ainsi que le rétablissement effectif de l’autorité de l’État dans les zones touchées par l’insécurité.
Dans un contexte marqué par la persistance des violences dans l’Est du pays, le message du chef de l’État se veut clair : le dialogue reste possible, mais il ne saurait ouvrir la voie à l’impunité ni fragiliser les institutions de la République. Pour Kinshasa, la paix durable passe avant tout par la responsabilité, la souveraineté nationale et le respect des règles démocratiques.
Guilaine Muhirhi



