
Une marche pacifique a été organisée ce lundi 22 décembre dans la ville de Goma par plusieurs citoyens qui disent plaider pour une solution politique durable au conflit armé dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Les manifestants ont notamment appelé au maintien des éléments de l’AFC/M23 dans les zones qu’ils qualifient de « libérées », dont la ville d’Uvira, malgré les appels internationaux, notamment des États-Unis, exigeant leur retrait.
Selon les organisateurs, cette manifestation s’inscrit dans la continuité de l’appel lancé par certains groupes de la société civile favorables à un dialogue intercongolais inclusif, estimé comme la seule voie capable de mettre fin aux violences récurrentes dans la région.
Du stade de l’Unité à la MONUSCO
Les manifestants se sont rassemblés au stade de l’Unité, avant de marcher pacifiquement jusqu’au siège de la MONUSCO à Goma, où un mémorandum a été déposé et lu. Dans ce document, ils exhortent les acteurs nationaux et internationaux à privilégier une approche politique et inclusive plutôt que militaire pour résoudre la crise sécuritaire.
« Nous voulons la paix », disent les manifestants Interrogé sur sa présence à cette manifestation, Richard Hamuli, l’un des participants, affirme être animé par la recherche de la paix.
« Nous sommes venus soutenir la paix. Nous voulons que d’autres zones dites libérées puissent connaître la même situation que Goma, où il y a moins de tracasseries, moins de vols à main armée, et moins de menaces de la part des groupes Wazalendo », a-t-il déclaré.
Selon plusieurs manifestants, leur démarche ne vise pas à encourager la guerre, mais à dénoncer l’insécurité persistante dans certaines zones sous contrôle des forces loyalistes et à plaider pour un dialogue qui inclurait toutes les parties prenantes congolaises.
Cette manifestation intervient dans un contexte marqué par de fortes pressions diplomatiques sur les groupes armés, dont l’AFC/M23, sommés par la communauté internationale de se retirer des zones occupées. Elle illustre également la diversité des opinions au sein de la population de l’Est du pays, tiraillée entre fatigue de la guerre, quête de sécurité et espoir d’une paix durable.
Jean Aimé Kikandi



