
La mairie de Goma a fixé provisoirement le prix du kilogramme de rôti de bœuf à 6 dollars américains et celui de la chair de porc à 10 000 francs congolais. Cette décision a été prise de commun accord entre l’autorité urbaine, les éleveurs ainsi que les vendeurs grossistes de viande de bœuf, de chèvre et de porc, à l’issue d’une réunion tenue ce mardi 10 février à l’hôtel de ville, sous l’égide du maire adjoint, Désiré Ngabo Kisuba.
Dans le détail, le maire adjoint a précisé que le kilogramme de viande bouillie de bœuf est fixé à 5 dollars, tandis que la viande de porc se négociera à 10 000 francs congolais le kilogramme. La spécialité de porc désossé et débarrassé de la graisse est, quant à elle, arrêtée à 12 000 francs congolais le kilogramme.
L’autorité urbaine a également mis en garde les vendeurs qui se livrent au trucage des balances à des fins de profits illicites. Désiré Ngabo Kisuba a annoncé que des contrôles inopinés seront menés sur toute l’étendue de la ville. Ces contrôles ne concerneront pas uniquement les vendeurs de viande, mais toutes les activités commerciales utilisant des balances. Les contrevenants s’exposeront à des sanctions, notamment des amendes et des peines d’emprisonnement.
Selon la mairie, cette mesure tient compte des doléances exprimées tant par les vendeurs que par les consommateurs, dans le but de préserver le pouvoir d’achat de la population tout en garantissant un équilibre économique pour les opérateurs du secteur.
De leur côté, les vendeurs ont sollicité l’implication de l’autorité urbaine afin de mettre un terme à la vente ambulante de la viande, jugée préjudiciable à la profession.
S’exprimant à l’issue de la réunion, Mailo Kabaoje, président urbain des bouchers, a appelé ses membres au respect strict des prix fixés.
« Tous les vendeurs de viande et bouchers doivent se conformer aux prix arrêtés avec les autorités, en utilisant des balances justes et non truquées, dans l’intérêt de la population », a-t-il déclaré.
Selon le maire adjoint, le secteur de la boucherie à Goma était jusque-là marqué par l’uniformité arbitraire des prix et le trucage des balances. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de structuration des secteurs de la vie socio-économique des habitants de Goma, un travail amorcé depuis l’année dernière par l’exécutif urbain.
Jean Aimé Kikandi



